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"Ce n'est qu'un au revoir mon clan" libre au clan du vent, prio Brumy et Mélow

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PUF : Illu, Menthos
Féminin
Heart Points : 50
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Jeu 22 Mar - 17:41
Bichette :
Biche Mélancolique s'éloigna du coin où elle dormait en sifflotant. Pour une fois qu'elle s'était réveillée heureuse, elle voulait en faire profiter le clan entier. Elle sourit en voyant un jeune chat qui s'évertuait à s'échapper de la pouponnière. C'était soit Patte de Platine, soit Patte de Brume (il n'y avait que deux chatons au sein du clan du vent et les deux n'aimait pas la pouponnière). Voyant que son aide n'était pas immédiatement requise, la femelle s'éloigna en trottinant du camp, elle souhaitait chasser et profiter de l'immensité neigeuse du plateau du territoire du clan du Vent.
Une fois perdue dans l'immensité blanchâtre, la guerrière pouffa de rire. C'était le monde à l'envers, la déprimée du clan du vent avait un sourire qui allait d'une oreille à l'autre tandis que les autres chats avaient une tête d'enterrement. La cause de son bonheur était bien simple, c'était bien simple. IL lui avait parlé. IL lui avait souri. IL souhaitait la rencontrer de nouveau. La mélancolique chatte se sentait à nouveau apprentie, elle se sentait aussi heureuse que lorsqu'elle s'appelait encore Nuage Gracieux.
Réfléchissant à ce dont l'amour pouvait vraiment changer un monde, Biche Mélancolique entendit soudainement un miaulement plaintif. La mère qui était en Bichette, cette tigresse, s'éveilla soudainement. Le cri d'agonie ayant résonné dans l'aurore avait cette inflexion particulière des chatons, et ce cri venait de la rivière. Envolés les pensées amoureuses, la chatte ne songeait désormais qu'a sauvé ce pauvre chaton.

Dérapant dans la neige froide, la brunette regarda la rivière gelée. Un chaton crémeux tacheté de blanc s'accrochait péniblement à une branche d'arbre qui sortait de l'eau. Sous ses pattes, le vide. Derrière lui, du bois en train de craquer. Il ne fallut pas longtemps au chaton pour la remarquer. Le mâle de la rivière (c'était un chaton que Bichette ne connaissait pas, il ne devait pas avoir plus de 4 mois), comme n'importe quel chaton de son âge, ne manqua pas de la remarquer. Il poussa un miaulement strident en la regardant dans les yeux. S'il ne l'aidait pas, il n'avait plus que quelques minutes à vivre.... et il le savait parfaitement malgré son jeune âge.
Biche Mélancolique réfléchie rapidement en balayant son regard sur la rivière presque complètement gelée. Comment ce chaton avait bien fait pour se retrouver dans une telle situation ? Le Clan de la Rivière n'a pas de pouponnière dans leur camp ? En tout cas, si la glace avait plus supporté le poids du chaton, elle n'allait surement pas supporter le sien. Elle était déjà zébrée de partout....
Un craquement sinistre arrêta immédiatement ses pensées : la branche venait de se fissurer sur toute la longueur, Boule de Menthe (car c'était lui, car na) ne tenait plus que par ses griffes avant, ses pattes moulinaient déjà dans le vide. Biche Mélancolique sentit son cœur se serrer en comprenant qu'il n'y avait plus de temps à attendre. Elle s'allongea de tout son long sur la glace et rampa vers le jeune en lui murmurant des paroles réconfortantes pour qu'il cesse de fragiliser la glace en moulinant dans le vide. Ses hurlements despérés auraient plu rendre sourd un blaireau, mais miraculeusement, Menthos sembla comprendre que Bichette n'était pas venu dans l'optique de l'achever, mais bien de l'aider.



Menthos:
Le chaton semblait hypnotiser par la forme mouvante se rapprochant de lui, jusqu'au moment où un violent coup l'emmena voler vers la rive. Hébété, il ne se rendit pas compte tout de suite qu'il n'était plus juché au-dessus de sa mort, mais bel et bien sur le plancher des vaches. Heureux, le chaton crème fit quelques tours sur lui-même pour vérifier s'il n'avait aucune blessure... avant de se rendre compte que la chatte au pelage sombre n’était visible nulle part. Boule de Menthe baissa son regard vers la rivière et se rendit compte que la chatte était sous l'eau glaciale et se battait pour remonter.
Il n'osa pas se rapprocher de la forme, se souvenant d'a quoi il venait d'échapper. Un bruit dans les fourrés derrière lui l'acheva de le convaincre de ne pas trainer là et le chaton partit en courant vers son camp, croisant au passage une autre forme de chaton.




Bichette :
Obscurité, froide, Opression, douleur. Était-elle morte ? Si oui, ce n'était pas comme ça que ses ancêtres lui avaient parlé du clan des Étoiles. Elle allait porter réclamation pour tromperie sur l'achat de la marchandise.
Une bulle d'air s'échappa de sa gueule, et elle sut immédiatement qu'elle n'était pas morte. Du moins, pas tant qu'elle se battrait pour survivre. Trouvant un point plus lumineux qu'autre part, Biche Mélancolique planta ses griffes en profondeur dans la glace et battit des pattes pour se sortir de ce linceul de glace.... mais elle se rendit bien vite compte que cela ne servait à rien, que ça ne servait qu'a se fatiguer. Mais elle continua quand même de battre l'eau. La guerrière devait bien ça à tous les chats qu'elle a enterrés. On n'inscrirait pas le nom de Biche Mélancolique à la liste des victimes de ce froid polaire.
Soudainement, elle sentit que des dents se plantèrent solidement dans son pelage et qu'on la tirait vers le haut... Couvant des yeux son sauveur (ou plutôt sauveuse, si l'on prenait en compte le sexe de Corbeau de Neige), Biche Mélancolique chercha son souffle en songeant qu'elle avait fait au moins une chose de bonne depuis la mort de son frère. Adieu froid, adieu suffocation. Biche Mélancolique était revenue parmi les vivants, et elle comptait bien y rester...
Mais combien de temps ce corps épuisé et tremblait d'hypothermie allait pouvoir encore durer ?

_________________
Boule de Menthe-


Anciens personnage:
Gracieuse Biche, ancienne guerrière du vent:
Spoiler:
 
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PUF : Pepo/Brumy/Danette
Multi-comptes : ///
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Ven 23 Mar - 8:39
Le matin se levait sur le camp qui commençait déjà à s'agiter.

Comme à mon habitude, j'essayai de m'échapper de la pouponnière malgré la vigilance sans limite de Pluie du Matin, m'ennuyant ferme. Mon papa était parti en patrouille avec Nuage du Loup depuis un moment déjà. Maintenant, il y avait certes Patte de Platine, mais je n'osai pas trop jouer avec lui pour l'instant, encore un peu timide... paradoxal hein? Mains peu importe.

Lui aussi essayait de sortir de la Pouponnière, je me servis donc de ses tentatives pour y arriver avec brio.

Une fois dehors, je balayai le camp du regard, cherchant un chat avec qui jouait. Je tombai alors sur le pelage de Biche Mélancolique qui était en train de sortir du camp. Je me rappelai alors une promesse faite à la chef d'un Clan adverse, puis finit par conclure que, si j'étais accompagnée, je ne risquai rien... bien que mon accompagnatrice n'était pas vraiment au courant qu'elle en était une.

Ainsi, je sortie discrètement du camp et la suivit comme je pu. Elle avait de si grandes pattes! En fait, tous les chats de mon Clan avaient de grandes pattes, surtout elle! Même les plus jeunes chatons, comme Patte de Platine... à côté, j'avais l'impression que mes pattes à moi étaient plus courtes, ce qui me faisait me sentir différente, ajoutant à ça que le couvert des arbres ne me dérange pas et que je pouvais jouer dans l'eau pendant un moment, je me sentais souvent bien seule...

Secouant la tête, je me concentrai de nouveau sur la guerrière brune aux rayures noires. Elle s'enfonçait dans la forêt, du côté de la rivière, là où je m'étais déjà rendue. Je la suivit donc avec assurance et me stoppa net.

Un miaulement plaintif résonna et j'eus le temps de voir Biche Mélancolique donner un coup de patte à un truc dans l'eau avant que la glace ne se rompe sous son poids. Le "truc" était un chaton semblant plus jeune que moi, sûrement du Clan adverse...

Sans attendre, je m'élançai à toute allure vers mon camp en criant. Je ne savais pas trop quoi faire, aussi, décidai-je de me rendre à la tanière de Corbeau Blanc, notre guérisseuse. J'entrai donc en lui hurlant que quelque chose venait d'arriver, que Biche Mélancolique était tombée dans la rivière et avait absolument besoin d'aide, le plus vite possible. La guérisseuse réagit au quart de tour et me suivit vers le lieu de l'accident.

Je pu la voir plonger à son tour, m'inquiéta fortement, sentant même des larmes monter aux creux de mes yeux, et la vit finalement remonter, tenant la femelle par la peau du cou en se dirigeant vers la berge comme elle put.

Une fois que les deux furent en lieu sûr, j'accourrai vers elle et enfouit mon museau dans le pelage à la fois glacial et trempé de Biche Mélancolique, continuant de pleurer. Mon cœur se serrait en repensant à ces nombreuses fois où la guerrière et moi avions joué ensemble, mais aussi où elle m'avait aidé dans mes techniques de chasse et de combat, pleine de fierté, et qu'elle m'avait donné l'impression d'avoir une maman.

Je ne voulais pas la perdre.

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"La brume nous recouvre et nous emmène dans nos plus beaux rêves ou nos pires cauchemars"




Cadows et autres:
 


Brumy miaule en #660066
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Guérisseuse du Vent
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Sam 24 Mar - 15:07
C'est une journée froide comme tant d'autres, journée de fin d'hiver où sous la fine couche de neige, les premières pousses printanières percent. Les malades sont guéris à présent, l'épidémie s'éloigne. La vie se fait entendre à chaque coin, dans chaque tanière. Les chatons courent innocemment, et personne n'aurait pu prévoir que la mort rodait, observant sa proie avec la patience légendaire des prédateurs.

Corbeau des Neiges se trouvait seule dans la pénombre de sa tanière. Elle écoutait les douces mélodies de la vie du camp à travers la paroi de pierre. Sur son visage, un sourire flotte. Elle est soulagée du retour du beau temps, comme tous les autres. Même si elle se tient à l'écart des guerriers tapageurs, elle n'en partage pas moins le bonheur. Ses gestes sont mesurés et calmes tandis qu'elle trie les remèdes, un tas pour les feuilles froissées ou fanées, un autre pour celles pouvant encore servir. Nuage du Soleil a disparue, encore une fois ne peut s'empêcher de penser la guérisseuse. Elle imagine sans mal que la femelle a dû aller rencontrer un certain mâle, qu'elle ne nommera pas. Mais elle ne peut l'en empêcher, ne le veut pas. La matinée semble si douce, et qui serait elle pour lui interdire de vivre l'amour, elle qui ne l'a jamais connu? Si les étoiles s'opposent à cette union, elles le feront savoir. Corbeau des Neiges n'a pas à s'en mêler.

C'est à cela qu'elle pense encore, à la vie et à l'amour, lorsqu'un chaton déboule dans son antre. Son esprit plein de légèreté s'alourdit aussitôt en entendant les cris. Désespoir et détresse. Peur. Vie et amour sont partis. Elle détale derrière Patte de Brume, écrasant les précieux remèdes et mélangeant les tas dans son emportement. Les remèdes et les poisons se mélangent, répandus au sol, laissant des trainées de jus noirâtre sur la pierre froide.

Au dehors, le vent souffle, balayant le joyeux tapage du clan. Ne reste que le silence et l'urgence, les échos de la voix paniquée du Patte de Brume. Corbeau des Neiges aimerait pouvoir courir plus vite, elle aimerait que des ailes lui poussent. Tout pour pouvoir arriver plus vite à la rivière. Elle prie qu'un malheur ne soit pas arrivé, que Patte de Brume ait mal vu ou que Biche Mélancolique s'en sorte vite, qu'elle air réussit à s'en sortir seule. Elle se rend compte aussi que dans sa précipitation elle n'a prit aucune plante, espère qu'elle n'en aura pas besoin.

La rivière est prise dans les glaces, mais un large trou s'étend sur toute la longueur de la berge, libérant les eaux sur plusieurs longueur de queue. La pression grondante détache d'autres blocs de glaces, qui dérivent à leurs tours et vont heurter les autres. Peu à peu, des dizaines de blocs sont détacher, tout se craquèle. La fonte des neiges est belle et bien là, et il semble que la nature attendait ce seul accident pour accélérer l'arrivée du printemps. Mais Corbeau des Neiges accorde bien peu d'importance au cycle des saisons à cet instant, elle est penchée au dessus du noir des eaux, cherchant en vain une ombre lui indiquant la position de Biche Mélancolique. Et enfin elle entrevoit une patte sombre crever l'écran liquide avant de replonger aussitôt. Elle se bat encore, elle est là.

La guérisseuse n'a jamais vraiment su nager, mais elle a déjà traversé des rivières lors de son périple. Elle connait les dangers, et ne peut qu'en trembler d'avantage à l'idée de s'aventurer dans ces eaux en fureur venant d'être libérées de l'emprise de l'hiver. Mais elle n'a pas le choix. Son corps se tend, oscillant un instant entre l'élément liquide en contrebas et la terre ferme. Puis elle se laisse tomber, ayant seulement le temps d'adresser une courte prière aux étoiles avant de toucher la surface. Son arrivée dans l'eau est violente, elle sent son dos se raidir et un froid pire que tout ce qu'elle aurait pu imaginer se saisit d'elle. L'angoisse la gagne tandis que son corps se fait malmener sans opposer une seule once de résistance par les eaux. Elle bat des pattes sans même savoir où sont le haut où le bas, et enfin finit par remonter à l'air. Elle ne peut prendre vraiment le temps de respirer, sachant que Biche Mélancolique se meurt. Sitôt ses repères retrouvés, elle replonge, et cette fois ci retrouve à l'instant la fourrure de la guerrière. Elle l'attrape comme elle peut, elle se souciera plus tard des plaies que pourront laisser ses dents dans les poils de la femelle. Elle utilise ses pattes arrières pour remonter, donnant de grands coups au fond de la rivière pour tenter de se propulser. Mais le poids de Biche Mélancolique la tire un peu plus vers le bas à chaque effort, et l'air lui manque. Clan des étoiles, aidez moi...

Et soudain, elle se rend compte qu'elle n'est plus seule. Hiver, comme toujours, est là. Et pour la première fois depuis sa mort, il n'est plus seulement une odeur ou une sensation. Au fond des eaux rendues troubles par les remous et la poussière, elle entrevoit son pelage blanc immaculé. Si elle tendait la patte, elle le toucherait. Mais elle n'en fait rien, elle relève la tête, et dans un dernier effort se grandit toute entière et nage. Et enfin, l'air.

Elles sont deux, épuisées, allongées sur la rive. Mais Corbeau va bien, elle a finit de reprendre sa respiration, son corps déjà récupère de la chaleur. Elle ne peut en dire autant de la reine venteuse, les yeux vitreux et la respiration difficile. Patte de Brume est contre elle, les sanglots lui brisant la voix. L'innocence et la logique implacable de l'enfance lui avait sans doutes permis de voir la réalité que les adultes refusaient. La mort déjà semble se répandre dans l'air autour des trois félins, et elle se fait sentir dans chacun des tremblements de Biche Mélancolique. Corbeau des Neiges se sent tellement impuissante, tellement seule... Il n'est plus question de partit chercher des plantes à cette heure, cela reviendrait à abandonner la guerrière aux crocs froids de la mort. Alors elle passe dans son dos, imite la chatonne en se blottissant contre elle, en essayant de lui donner toute la chaleur qu'elle peut. En lui murmurant à l'oreille de douces paroles d'espoir, comme elle le fait pour les malades délirants de fièvre.

« Reste avec nous... »

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